Selon l’INSEE, il y a environ 3,4 millions d’entreprises en France. 95% d’entre-elles comptent moins de 10 salariés. Il est donc particulièrement important pour elles de se faire une place de choix dans un paysage compétitif. Pour se donner toutes les chances de réussir, valoriser leur capital immatériel (marque, capital humain, RSE…) est devenu essentiel. Une clé de performance différentiante, à coûts maîtrisés. 

Depuis la fin du XIXème siècle, les entreprises ont misé sur leur capital matériel alors qu’on observe aujourd’hui une croissance significative du capital immatériel dans l’économie. C’est dans ce contexte d’évolution que les entreprises ont progressivement investi pour développer et révéler les valeurs qu’elles portent, leur identité et les relations qu’elles tissent avec leurs clients, salariés, fournisseurs et partenaires.

Aujourd’hui, la véritable richesse des entreprises n’est plus totalement concrète, car elle est devenue en quelque sorte « invisible » comme la puissance dans l’imaginaire d’une marque, la qualité des relations clients ou celle vécue par les salariés en interne. Désormais, cette richesse est impulsée par la capacité d’innovation ou la capacité à créer de nouveaux concepts et à produire de nouvelles idées pour rester compétitif et attractif.

Aujourd’hui, la maîtrise du capital des talents, de la connaissance, du savoir sont des facteurs essentiels de dynamisme économique. L’immatériel est devenu le facteur clé de succès des économies et des entreprises développées.

Ce changement a été impulsé par plusieurs mouvements que connaissent les sociétés depuis plus de 20 ans : l’importance de l’innovation, l’explosion des technologies de communication et d’informations et la tertiarisation croissante des économies. Cette nouvelle économie de l’immatériel se caractérise par une incertitude plus forte liée à l’importance de l’innovation.

Pour illustrer ce changement, on pourrait prendre pour exemple l’industrie automobile. Il y a 30 ans, pour être leader sur le marché de l’automobile, il fallait faire ses preuves grâce à des caractéristiques techniques comme les caractéristiques propres à la voiture alors qu’aujourd’hui, c’est la marque, le concept ou le degré de technologie intégrée qui font leur réussite.

On peut notamment se rendre compte de cette évolution à travers la part prise par les secteurs construits autour de biens et de services à caractère immatériels (services d’informations, de communication, de technologies innovantes …). Des entreprises comme Microsoft, Google, e-bay ou encore Yahoo appartiennent à ces secteurs et représentent aujourd’hui les plus importantes capitalisations boursières mondiales. Mais il serait trop réducteur d’imputer des domaines précis à l’économie de l’immatériel. En effet, l’immatériel s’est répandue bien au-delà de ces secteurs particuliers et touchent aujourd’hui à la quasi-totalité des activités économiques. Même dans les secteurs les plus industriels, c’est la capacité d’innovation et d’investissement immatériel qui est à l’origine de la création de valeur.

Dans ce nouveau paysage économique, le succès ira aux entreprises qui seront capable de valoriser le capital immatériel, d’attirer et de développer les talents humains, de prendre soin de leur environnement au sens large.

Rédigé avec le concours de Maël COZIC / mael35.c@gmail.com – étudiant en master innovation UGA (Université de Grenoble).

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Bravo, vous vous apprêtez à rentrer dans une nouvelle ère.

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